Financer le développement en Afrique : défis et opportunités

23 Février 2017

Avec le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Agenda 2063, le continent africain aspire à réaliser des objectifs de développement ambitieux au cours des prochaines années. L’une des clés pour que ces efforts soient couronnés de succès résidera dans la capacité des pays Africains à mobiliser des ressources financières suffisantes, et à les utiliser de manière efficace pour combattre la pauvreté, transformer leur économie et mettre en place les conditions d’une prospérité durable et inclusive.

Au vu de l’ampleur des besoins de financement africains, la tâche n’est aisée. Si l’évaluation précise du niveau de ressources financières requis reste très complexe, il paraît toutefois clair que la réalisation des Objectifs de développement durable en Afrique nécessitera des niveaux de financement du développement sans précédent.

Répondre à ces besoins exigera, bien entendu, un soutien international renforcé par le biais des canaux traditionnels tels que l’aide publique au développement, mais pas uniquement. Pour que le continent atteigne les ODD, il sera également crucial d’accroître la mobilisation des ressources au niveau domestique, en provenance du secteur privé, et par le biais de modes de financement innovants, comme souligné par le Programme d’action d’Addis Abeba adopté lors de la Troisième conférence internationale sur le financement du développement.

Dans ce contexte, une préoccupation importante concerne les niveaux de dette publique, qui, après une période de déclin, sont à nouveau en hausse dans de nombreux pays africains. Dans le premier article de ce numéro, Claudia Roethlisberger and Junior Davis se penchent sur la question de la viabilité de la dette et sur ses implications pour le financement du développement en Afrique. Ils offrent certaines recommandations pour que les gouvernements africains puissent maintenir leur dette sous contrôle tout en mobilisant un financement suffisant pour mettre en œuvre les ODD.

Cet article est complémenté par une seconde contribution émanant des travaux du Groupe d’experts de l’Initiative E15 sur le financement et le développement. Jean-Louis Arcand, son auteur, y présente certaines options de réforme qui permettraient au commerce et au financement de contribuer plus efficacement au développement durable.

Dans son article, Edward Chisanga s’intéresse quant à lui au secteur manufacturier, qui jouera également un rôle central dans la capacité de l’Afrique à atteindre les ODD. L’auteur suggère que les décideurs africains feraient bien de renforcer leurs efforts en vue de tirer des leçons du succès de nombreuses économies asiatiques dans ce secteur. Enfin, la contribution de Marianna Nerushay se penche sur les dispositions relatives à l’investissement dans les accords commerciaux régionaux, et souligne un glissement vers davantage de marge de manœuvre réglementaire pour la poursuite d’objectifs de développement durable.

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