La facilitation des échanges : une priorité pour le continent ?

29 Juillet 2016

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 reconnaît le rôle clé que le commerce peut jouer en tant que vecteur d’un développement durable et inclusif. Pour que ce potentiel se matérialise en Afrique, il faudra néanmoins s’attaquer à un défi considérable : l’importance des coûts du commerce sur le continent. Au sein d’une économie globalisée, organisée en réseaux, et dominée par de nouveaux modes de production tels que les chaînes de valeurs mondiales (CVM), la question revêt une importance fondamentale pour les pays en développement.

S’il est vrai que la lourdeur des procédures administratives et douanières n’explique pas à elle seule les coûts élevés du commerce en Afrique, elle y contribue largement. Les indicateurs Doing Business de la Banque mondiale indiquent clairement que l’Afrique subsaharienne est la région où les processus d’importation et d’exportation prennent le plus de temps et coûtent le plus cher. La facilitation des échanges apparaît donc comme une priorité pour les gouvernements africains, mais sur un continent comptant 54 pays et plus de 100 frontières bilatérales, l’ampleur de la tâche est colossale.

Dans ce contexte, de nombreux pays africains déploient des initiatives de facilitation des échanges, certains avec des résultats probants. L’Accord de l’OMC sur la facilitation des échanges (AFE) pourrait également s’avérer crucial dans l’optique de réduire les coûts des échanges sur le continent, notamment grâce à son approche innovante en matière de traitement spécial et différencié. Mais quels sont donc les impacts attendus de l’AFE pour les pays africains, en particulier les pays les moins avancés (PMA) ? Et comment les gouvernements africains pourraient-ils accroitre l’efficacité de leurs efforts de facilitation des échanges ? Ce numéro tente d’apporter des éléments de réponse à ces questions.

Dans le premier article, Jaime de Melo et Laurent Wagner s’intéressent au cas des PMA et tentent de discerner comment l’AFE pourrait aider ces pays à réduire les coûts des échanges. Ils soulignent que même si cet accord n’est pas une panacée, sa mise en œuvre complète pourrait générer des bénéfices significatifs pour les PMA. Cet article est complémenté par une autre contribution, dans laquelle Ilmari Soininen aborde la question de la facilitation des échanges sous l’angle de la prestation de services publics. À travers son analyse, l’auteur formule des recommandations visant à renforcer la capacité des gouvernements africains à réduire les coûts du commerce grâce à la facilitation des échanges.

Ce numéro contient également une contribution émanant du groupe d’expert E15 sur les CVM. Dans cet article, Sherry Stephenson présente un certain nombre d’options pour que le système commercial mondial promeuve au mieux la capacité des pays à s’intégrer au sein des CVM et à utiliser ces dernières pour moderniser leur économie.

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