Accord de pêche :L’Afrique de l’Ouest cherche à accroître ses exportations

19 Décembre 2010

La pêche est un secteur central dans l'économie de beaucoup de pays de la sous  région Afrique  de  l'Ouest.  Elle participe pour beaucoup au budget de ces États et est un secteur important dans l'emploi des populations jeunes et femmes.

Mais ce secteur connaît aujourd'hui de sérieuses difficultés pour la bonne et simple raison que le marché de l'UE qui constitue le principal débouché des produits de la pêche de l'Afrique de l'Ouest devient de plus en plus difficile d'accès pour les acteurs du secteur. Et pour cause, ces derniers ne peuvent respecter les réglementations relatives aux     normes sanitaires          et phytosanitaires.

En effet, l'Union Européenne à une réglementation          sanitaire            très contraignante concernant l'importation sur son territoire des produits de la pêche.

Ce « paquet hygiène » constitue une véritable contrainte pour les pêcheurs ouest africains. C'est une norme européenne qui concerne la traçabilité, l'analyse, le contrôle et l'assurance qualité des produits de la pêche.

Face à cet obstacle, la solution envisagée pour le moment est le renforcement    des       capacités          des administrations              des                   pêches            d'un certain nombre de pays de l'Afrique de l'Ouest qui appartiennent à l'éco- région      Warmer.               Il                    s'agit    de        la Mauritanie, du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée Bissau, de la Guinée, de la Sierra Leone et du Cap vert.

À la suite de l'harmonisation des réglementations relatives aux normes sanitaires dans l'espace européenne, les pays africains peinent à pénétrer le marché de l'UE.

Même si certains pays comme le Sénégal et la Mauritanie disposent d'autorisation d'exportation dans le marché de l'UE, il reste que le respect des normes exige d'une part la mise en place d'importants moyens et d'autre part une capacité des pêcheurs à comprendre et à maîtriser la norme ce qui pose un casse-tête dans la mesure ou les pêcheurs n'ont souvent pas la formation adéquate pour comprendre les exigences des normes.

Les conséquences de cela est le retrait pur et simple de la licence d'exportation à certains pays comme c'est le cas de la Guinée ou de la Gambie ; ce qui pose problème pour l'économie de ces pays où la pêche occupe une part importante du PIB.

Que pourrait-on attendre de l'OMC ?

Le poisson et les produits de la pêche ne font pas partie des accords sur l'agriculture à l'OMC mais sont considérés comme des produits industriels. À ce titre, ils sont inclus dans les négociations sur l'accès aux marchés pour les produits non agricoles (AMNA) qui, comme l'agriculture, n'avance pas beaucoup.

Rappelons qu'en plus de certains aspects traités dans ce cadre de l'AMNA à savoir la réduction et l'élimination des barrières tarifaires et non tarifaires, d'autres aspects relatifs aux produits de la pêche sont traités dans le cadre de l'accord sur les subventions et mesures compensatoires (ASMC)  mais aussi dans les négociations entre commerce et environnement.

Cette question est aussi affecté par deux autres domaines de compétence de l'OMC à savoir l'accord anti-dumping (l'accord sur la mise en œuvre de l'Article IV du GATT) ; et l'accord relatif aux sauvegardes.

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