Cinq questions sur le commerce inclusif posées au gouvernement de trois PMA

27 Juin 2018

Bridges Africa et Passerelles se sont entretenus avec Fatoumata Jallow-Tambajang, vice-présidente de la Gambie, Kamrang Tekreth, secrétaire d’État au sein du ministère du commerce du Cambodge, et Hassan Come, ministre du commerce et de l’industrie de la République centrafricaine. Ces conversations ont eu lieu lors du Forum mondial sur le commerce inclusif pour les pays moins avancés (PMA), organisé par le Cadre intégré renforcé les 13 et 14 juin dans les locaux de l’Organisation mondiale du commerce. Un appel à l’action en faveur d’un accroissement de l’aide pour le commerce a également été lancé lors du forum, afin d’aider les PMA à parvenir à une croissance économique durable par le biais du commerce.
 

Passerelles: Pour la plupart des pays les moins avancés (PMA), l’objectif d’intégration au système commercial mondial reste difficile à réaliser. Leur part combinée du commerce mondial a baissé et reste aujourd’hui en deçà de 1 pourcent. Quels sont les principaux obstacles qui brident la participation des PMA au commerce international ?

Kamrang Tekreth (Cambodge): Les pays sont confrontés à des situations et à des niveaux de développement différents. Mais si l’on se penche sur les difficultés communes, le principal obstacle auxquels sont confrontés les PMA est celui des capacités de production, à savoir la capacité de produire davantage de manière efficiente et avec moins d’efforts. Cette faiblesse de la productivité et les autres contraintes liées à l’offre sont la raison pour laquelle les PMA contribuent si peu aux exportations mondiales. Cela explique pourquoi le renforcement des capacités est tellement important, y compris pour relever des défis tels que le manque de capital humain ou d’infrastructures matérielles et immatérielles.

Hassan Come (République centrafricaine): Ces principaux obstacles sont multiples, et il serait impossible de tous les mentionner ici, mais nous pouvons citer entre autres l'insuffisance des infrastructures de base – notamment dans les domaines de l’énergie, des routes, des télécommunications –, la faible capacité de production, le manque de culture entrepreneuriale, le déficit de qualification professionnelle des acteurs, ou encore l'absence d’un système de norme et de qualité. Ce sont là autant de barrières qui entravent la capacité de nos pays à s’engager de manière bénéfique dans les échanges internationaux.

Fatoumata Jallow-Tambajang (Gambie): Les pays en développement ne se trouvent pas tous dans la même situation. Certains sont des économies émergentes tandis que d’autres sont confrontés à des conflits, des troubles politiques ou des catastrophes provoquées par l’homme. Les opportunités économiques des PMA restent limitées par des obstacles tels que l’insuffisance des infrastructures, en matière notamment de transports et de technologies de l’information et de la communication. Les opportunités de création de valeur ajoutée sont souvent limitées. De nombreux PMA continuent d’exporter principalement des matières premières et d’importer des produits transformés ou finis. Il est important de se pencher sur ces problèmes. Une approche ascendante est nécessaire pour aider les PMA à surmonter ces difficultés et s’assurer qu’ils puissent bénéficier des mêmes opportunités économiques que les autres pays afin de développer leurs économies.
 

Passerelles: Le Forum du Cadre intégré renforcé s’est articulé autour d’un thème principal, celui du commerce inclusif. Que signifie un commerce inclusif ? Et quelles sont les politiques et mesures à mettre en place pour faire de cette notion d’inclusion une réalité sur le terrain ?

Kamrang Tekreth: Lorsque nous parlons d’inclusion, nous faisons référence aux bénéfices tirés du commerce et de la croissance, pas seulement pour les pays développés, mais également pour les pays en développement et les PMA. Au sein de chaque pays, l’inclusion consiste à veiller à ce que chacun, et pas seulement les riches, mais aussi les pauvres, les femmes et les jeunes, puissent bénéficier du développement du commerce et de l’économie.

Pour rendre le commerce plus inclusif, il est important que nous nous attaquions aux obstacles auxquels nos pays sont confrontés. Nous devons développer le capital humain et investir dans les infrastructures. Nous avons aussi besoin de tirer parti de l’innovation et de la technologie. Il est également important de créer un système commercial plus solide qui réponde mieux aux besoins des PMA et des pays en développement. La communauté internationale se doit d’aider les PMA à combler le fossé du développement.

Au Cambodge, près de 80 pourcent des PME [petites et moyennes entreprises] sont dirigées par des femmes. Les femmes sont donc des acteurs économiques importants qui contribuent à créer des emplois. Mais il leur est parfois difficile de se faire entendre, sachant notamment que beaucoup de ces PME sont informelles. Comment pouvons-nous les soutenir ? Au Cambodge, nous avons une stratégie PME qui apporte notamment un soutien aux femmes qui possèdent où travaillent pour des PME. Ce soutien public – qui ne se limite pas aux femmes – se concentre sur le renforcement des capacités et la mobilisation des ressources du secteur privé (et aussi des ONG). Il apporte également aux femmes les compétences nécessaires, en termes notamment d’entrepreneuriat, pour leur permettre d’améliorer la rentabilité de leur entreprise et d’avoir accès à des financements, ce qui constitue souvent la principale difficulté pour les femmes.

En ce qui concerne les jeunes, il est important de commencer à les soutenir dès les premiers stades de la vie, à partir de l’enseignement primaire et secondaire. Cela est crucial pour relever le défi que constitue la formation du capital humain et remédier aux déficits de compétences. Nous avons mis en place des réformes de notre système d’enseignement pour rester en phase avec les évolutions de la science et des technologies. Notre gouvernement a également formulé une stratégie de développement pour la période 2015-2025, qui vise notamment le renforcement des compétences techniques en vue de favoriser la transition des différents secteurs de l’économie vers une main d’œuvre plus qualifiée et une plus grande productivité.

Hassan Come: La notion de commerce inclusif implique l'idée de solidarité et d'équité dans les échanges commerciaux tant au niveau interne d'un pays qu'au niveau international. Au plan interne un commerce inclusif nécessite l'implication de toutes Ies catégories sociales dans les activités commerciales, notamment les femmes, les jeunes et les autres groupes vulnérables. Dans cette optique, les pays doivent insérer dans leurs stratégies et politiques de développement des projets et programmes dédiés au renforcement des capacités des jeunes et des femmes dans le domaine du commerce international. Au plan international, la notion de commerce inclusif renvoie à la nécessité de prendre en compte les priorités et les intérêts commerciaux des PMA. L’amélioration de la position de nos pays dans l’économie mondiale dépend en premier lieu des PMA eux-mêmes, et ensuite de la solidarité du reste de la communauté internationale.

Fatoumata Jallow-Tambajang: La notion d’inclusion désigne l’implication des personnes dans le processus de développement. Le développement a pour but d’assurer le bien-être de la population. Celle-ci doit donc être au premier plan dans tous les domaines, y compris en ce qui concerne le commerce. En Gambie, de nombreux producteurs sont des jeunes ou des femmes qui exercent principalement leur activité dans le secteur informel. Ils sont souvent incapables d’exploiter pleinement le potentiel de leur activité à cause de problèmes de capacité. Le commerce inclusif doit donc être axé sur les personnes et avoir pour objectif d’offrir des opportunités. Pour réaliser cet objectif, il est nécessaire de mobiliser les ressources intérieures, de renforcer les capacités locales et d’améliorer la connectivité et l’information sur les marchés. La connectivité est particulièrement importante, car elle facilite le commerce numérique et la participation aux marchés régionaux et internationaux.
 

Passerelles: Quelles sont les politiques complémentaires dont les PMA ont besoin pour parvenir à mieux participer au commerce international et à réaliser leurs objectifs de développement durable ? Y a-t-il des exemples de succès dans votre pays ?

Kamrang Tekreth: Le commerce est un sujet transversal. Il doit y avoir un effort collectif et des politiques concertées impliquant l’ensemble du gouvernement. La politique commerciale comporte également une dimension internationale, que ce soit au niveau mondial avec l’OMC, ou au niveau régional avec l’ANASE [Association des Nations de l’Asie du Sud-Est] en ce qui concerne le Cambodge. Le plan communautaire économique 2025 de l’ANASE et son plan d’action visent ainsi à aider les membres à s’intégrer et à se développer.

Au Cambodge, nous avons une politique de développement industriel, qui est aussi une politique de développement du commerce. Notre ambition est de nous développer au-delà des quelques produits que nous exportons actuellement (vêtements, produits agricoles et quelques autres produits) vers d’autres secteurs manufacturiers. Cette diversification est très importante. La politique de développement industriel prévoit également un soutien destiné aux PME et la création de zones économiques spéciales dans le but d’attirer l’investissement direct à l’étranger vers notre pays.

Il est également très important pour les pays en développement, et notamment les PMA, de savoir saisir les opportunités liées aux avancées de la technologie et du commerce numérique. Nous allons bientôt introduire une loi sur le commerce en ligne et notre loi sur les télécommunications est maintenant en place depuis trois ans. Le Cambodge compte 15 millions d’habitants et 20 millions d’abonnements à des téléphones portables, le potentiel est donc évident. Il est important d’investir davantage dans l’amélioration des infrastructures, des compétences et des qualifications nécessaires pour que ces personnes puissent exploiter ce potentiel et développer leurs activités économiques et leurs entreprises.

Enfin, au niveau des politiques déjà en place à l’OMC, nous travaillons actuellement à la facilitation des échanges. Cela peut nous permettre d’attirer et de retenir des investisseurs dans le pays, mais c’est également important pour les entreprises nationales. Nous avons reçu beaucoup de soutien de la part de nos partenaires pour mettre en place ces politiques de facilitation des échanges.

Hassan Come: La politique commerciale – en tant qu'ensemble des instruments juridiques liés au commerce – est nécessaire pour garantir la transparence et la prévisibilité dans les relations commerciales. Mais de nos jours, elle se doit également de s’accompagner d’autres politiques sur certaines questions nouvelles telles que la protection de l'environnement, la gestion rationnelle des ressources, la promotion de l’égalité hommes-femmes, l'accès aux nouvelles technologies de l’information et des communications, parmi bien d’autres. Les pays doivent établir des règles pertinentes sur ces questions afin de pouvoir tirer meilleur parti des opportunités qu'offre le commerce international. Ces nouveaux aspects sont importants, par exemple, pour développer des chaines de valeurs durables et inclusives dans l'exploitation des produits agricoles tels que le coton et le cacao.

Fatoumata Jallow-Tambajang: Premièrement, il est important de renforcer nos capacités, parce que ce sont les compétences et la qualité de notre capital humain qui sont les principaux moteurs du commerce et du développement.

Nous devons mettre en place des institutions efficaces chargées de définir les politiques dans les domaines du commerce et de l’investissement et de mettre en place des réformes d’harmonisation de nos politiques pour les rendre plus conformes aux pratiques internationales. Nous devons également mettre en œuvre les accords que nous avons signés, comme par exemple l’accord instituant la Zone de libre-échange continentale africaine ou l’Accord de l’OMC sur la facilitation des échanges. On peut également y ajouter des régimes tels que l’African Growth and Opportunity Act qui accorde aux PMA un accès préférentiel au marché américain.

Il est crucial, en parallèle, de déployer des efforts pour la réalisation des Objectifs de développement durable, en particulier ceux qui se rapportent à la réduction de la pauvreté, à la sécurité des personnes et à la démocratie. La démocratie doit être encouragée pour offrir un environnement propice au développement, dans le cadre notamment du commerce international.
 

Passerelles: En tant que bénéficiaire de l’aide pour le commerce, quels sont les domaines d’intervention que vous considérez comme prioritaires pour le futur?

Kamrang Tekreth: Au cours de ces dix dernières années, le Cambodge a effectivement bénéficié de l’aide pour le commerce, grâce notamment au Cadre intégré renforcé. Ce soutien nous a été très profitable. Il nous a permis de développer nos capacités d’exportation, tout en contribuant également à l’autonomisation des femmes. Un projet du CIR nous a ainsi permis de combler un manque de personnel qualifié (personnel de cuisine notamment) dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme, qui est un secteur en plein essor au Cambodge. Il a équipé nos jeunes des compétences nécessaires.

En ce qui concerne les futures interventions en matière d’aide pour le commerce, il sera toujours important de continuer à renforcer les capacités là où elles sont le plus nécessaires dans le secteur public comme dans le secteur privé. Plus spécifiquement, je voudrais mettre l’accent sur le commerce électronique et le commerce numérique. Nous avons besoin d’avancer dans cette voie pour que notre pays reste en phase avec le progrès technologique. Suite à une évaluation des besoins effectuée dans ce domaine, le Cambodge a manifesté sa volonté de bénéficier d’un soutien accru du CIR dans ce domaine. Enfin, les PMA continuent d’avoir besoin d’aide pour renforcer d’aide pour renforcer leurs institutions et leurs cadres d’intervention afin de pouvoir formuler et mettre en œuvre des politiques efficaces en matière de commerce.

Hassan Come: La mise en place des infrastructures de base et le renforcement de capacités d'offre restent les domaines d’intervention prioritaires pour les PMA. Aujourd’hui, c’est encore dans ces domaines que les besoins sont les plus grands.

Fatoumata Jallow-Tambajang: La première priorité reste les contraintes liées à l’offre, et la réponse appropriée variera selon le contexte de chaque pays. Cependant, au vu des similarités qui existent entre les PMA, et notamment en Gambie, les aspects fondamentaux concernent les infrastructures ainsi que la création d’opportunités pour les catégories de population vulnérables, comme par exemple les femmes et les jeunes. Il est également important que les bailleurs de fonds d’aide pour le commerce soutiennent la coopération aux niveaux régional et sous-régional, car cette intégration offre aux PMA la possibilité d’accéder à des marchés plus larges et de maximiser l’impact des programmes d’aide pour le commerce.
 

Passerelles: Quelles sont les implications, pour les PMA, de l’incertitude générée par les tensions actuelles entre les principaux acteurs du système commercial mondial ? Selon vous, quel est le rôle de l’OMC dans ce contexte ?

Kamrang Tekreth: En tant que pays de petite taille, nous dépendons du système commercial mondial, et nous sommes très préoccupés par ces tensions. Le protectionnisme ne profite à personne. L’OMC joue un rôle important pour promouvoir un commerce équitable entre pays développés et en développement, en particulier les PMA, et ce rôle devrait être renforcé. Nous avons le sentiment d’être protégés par les règles, car elles nous aident à participer aux côtés des grands acteurs du commerce. Pendant ce forum, de nombreux pays ont manifesté un soutien similaire en faveur d’un système commercial multilatéral solide et fondé sur des règles. Les difficultés sont inévitables, mais nous devons les considérer comme des occasions de travailler de concert pour les surmonter.

Hassan Come: Les tensions actuelles entre les acteurs majeurs du système commercial mondial engendrent des perturbations dans les échanges et représentent une menace sérieuse pour les PMA, dont les parts ne cessent de régresser dans le commerce mondial. Dans ce contexte, l’OMC doit jouer pleinement son rôle de régulateur du système commercial multilatéral, en veillant au respect des règles qui gouvernent ses membres. La République centrafricaine assure actuellement la coordination du groupe des PMA à l’OMC, et nous souhaitons dans ce cadre travailler en synergie et mettre en place une stratégie commune pour relever cet important défi.

Fatoumata Jallow-Tambajang: Dans toute entreprise humaine, des tensions peuvent apparaître lorsque les gens n’ont pas tous accès aux mêmes opportunités. Mais nous avons la chance d’avoir une organisation comme l’OMC, qui peut jouer un rôle d’arbitre en cas de conflit et aider à concilier les tensions émergentes. Je pense que l’organisation a encore un rôle précieux à jouer dans le monde, notamment pour les PMA. Elle nous offre une épaule sur laquelle nous appuyer en cas de crise dans nos relations. Le multilatéralisme est essentiel pour les PMA. Il est important que nos pays reconnaissent le rôle fondamental joué par l’OMC, non seulement en favorisant le commerce, mais également en promouvant une plus grande équité entre les PMA et les plus grands acteurs. Je voudrais donc appeler tous les membres de l’OMC, y compris les PMA, à honorer leurs engagements et à manifester leur attachement au maintien de l’organisation.

L’OMC offre de nombreuses possibilités de développement du capital humain et institutionnel. En Gambie, par exemple, nous recevons l’aide du Centre du commerce international [une agence de coopération technique conjointe de l’OMC et de la CNUCED] dans le cadre de l’initiative SheTrades. Le soutien apporté par le CCI comprend également un très bon projet d’autonomisation de la jeunesse ainsi que des conseils techniques lorsque nous en avons besoin. La Gambie est en train de sortir d’une situation très complexe sur le plan politique, économique et social. Il est important pour nous de remercier tous ceux qui nous soutiennent dans nos efforts de réforme et de modernisation, en particulier l’Union européenne. Ensemble, nous devons définir des projets bancables et durables qui répondent aux aspirations de notre peuple et ont un impact positif sur les conditions de vie.

Fatoumata Jallow-Tambajang

Fatoumata Jallow-Tambajang
Vice-présidente de la Gambie

Kamrang Tekreth

Kamrang Tekreth
Secrétaire d’État au sein du ministère du commerce du Cambodge

Hassan Come

Hassan Come
Ministre du commerce et de l’industrie de la République centrafricaine

CAMBODGE

Population: 15,8 millions
PIB par tête (US$ courants): 1,270
Croissance du PIB (moyenne annuelle 2012–2016): 7.2%
Taux de pauvreté (2014): 13,5% (47,8% en 2007)
Indice de développement humain (et rang): 0,563 (143)
Exportations de biens et services (part du PIB): 61,3%
Commerce par tête (US$, 2014–2016): 831
Investissement direct à l’étranger, flux entrants nets (BoP, US$ courants): 2’287 millions
Exportations principales: vêtements, tourisme

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Population: 4,7 millions
PIB par tête (US$ courants): 382
Croissance du PIB (moyenne annuelle 2012–2016): -4,5%
Taux de pauvreté (2014): 76%
Indice de développement humain (et rang): 0,352 (188)
Exportations de biens et services (part du PIB): 12,7%
Commerce par tête (US$, 2014–2016): 68
Investissement direct à l’étranger, flux entrants nets (BoP, US$ courants): 31 millions
Exportations principales: or, diamants, bois, café, coton

GAMBIE

Population: 2 millions
PIB par tête (US$ courants): 473
Croissance du PIB (moyenne annuelle 2012–2016): 3,6%
Taux de pauvreté (2014): 48,6%
Indice de développement humain (et rang): 0,452 (173)
Exportations de biens et services (part du PIB): 24%
Commerce par tête (US$, 2014–2016): 184
Investissement direct à l’étranger, flux entrants nets (BoP, US$ courants): -1,5 million
Exportations principales: tourisme, produits agricoles de base, versements de la diaspora

 

Source: Population, PIB, pauvreté, exportations, and IDE (2016), World Bank World Development Indicators;  IDH (2015), UNDP Human Development Reports; Commerce par tête, WTO Trade Profiles.

Crédit photo: Jan Turnbull/EIF

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