Rapport de la CNUCED sur les relations Sud-Sud

3 Septembre 2010

Le dernier rapport de la CNUCED a porté sur la coopération Sud-Sud. Dans son document introductif, il met en exergue plusieurs points sur l’implication de cette nouvelle donne sur le développement de l’Afrique. Dans le rapport, la coopération Sud- Sud se réfère aux procédés, institutions et arrangements mis en œuvre dans le but de promouvoir la coopération politique, économique et technique entre les pays en développement dans la poursuite de buts communs de développement.

Cette coopération couvre des do- maines aussi vastes que le commerce, la finance, l’investissement ainsi que les transferts de connaissance, de compétences et expertise technique entre les nations en développement. En termes de géographie, elle couvre la coopération bilatérale, intra-régio- nale et interrégionale ainsi que la collaboration entre ces pays sur les problèmes multilatéraux, sensée ren- forcer leur participation et intégration dans l’économie mondiale. Le dévelop- pement économique de certains pays en développement, classés comme émergents ouvre des opportunités de coopération avec l’Afrique. Les données disponibles indiquent que la part des pays en développement non africains dans le commerce des marchandises total de l’Afrique a progressé de 8% en 1980 à 29% en 2008. La part de ces pays en développement dans l’entrée de flux d’investissement directs étrangers dans la région africaine a augmenté d’une moyenne de 12% durant la cette tendance en permettant de traiter les problèmes de développement auxquels fait face cette région. La coopération Sud-Sud est perçue comme un élément important d’une stratégie de réduction des risques auxquels fait face le continent. C’est aussi une opportunité pour les pays africains d’impulser des changements technologiques, de transformer la structure de leurs économies et poser les fondations d’un développement durable. La coopération Sud-Sud est aussi attractive pour les pays africains puisqu’elle augmente et diversifie les sources de financement de l’aide publique au développement.

Plusieurs pays africains sont entrain de demander de l’aide puisque celle des pays du Sud ne souffre pas de con- ditions à l’image de celles requises par les bailleurs traditionnels. En outre les pays africains ne sont pas souvent dans une position des meilleures pour protéger leurs intérêts dans les négo- ciations internationales et la réforme de l’architecture financière internationale. Ainsi, ces pays voient la coopération Sud-Sud comme un moyen effectif de renforcer leurs voix et représentativité dans l’économie mondiale. Il y a une plus grande reconnaissance que la formation des alliances avec les autres pays en développement dans le Cycle de Doha et les négociations relatives au changement climatique pourraient aider à altérer le cadre des dyna- miques des négociations et permettre à la région d’obtenir plus de pouvoir.

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