Renforcer la compétitivité en Afrique de l'Ouest

27 Février 2015

Alors que dans la zone de l’UE, en Asie ou encore en l’Amérique du Nord, le commerce intra- régional représente respectivement 70 pourcent, 52 pourcent et 50 pourcent des échanges, le commerceintra-africain ne représente que 12 pourcent. A cela s’ajoute la part dérisoire de l’Afrique dans le commerce mondial environ 2 pourcent. Cette situation entretient la vulnérabilité de l’Afrique aux chocs économiques extérieurs et aux politiques commerciales protectionnistes. De nombreuses analyses démontrent que l’Afrique peut réduire sa vulnérabilité aux chocs extérieurs et améliorer ses échanges et sa performance économique si l’intégration de son marché est renforcée et si les échanges entre les pays s’intensifient.

Dans la même perspective, tous admettent que l’Afrique pourrait libérer ses potentialités commerciales, et voir son volume d’échanges augmenter si elle supprime les nombreux obstacles au commerce: réduction des obstacles tarifaires et non tarifaires, uniformisation des règles d’origine, investissement dans les infrastructures en qualité et en quantité; adoption de politiques de facilitation du commerce et de stratégies de développement des capacités productives sont des pré requis incontournables.

Il ressort des analyses de cette édition que l’accroissement des échanges intra africains sera subordonné à la suppression de ces obstacles au commerce. Le texte de d’Aliou Niang et d’Epiphane G. Adjovi montre que les bénéfices potentiels de la Zone de libre échange continentale (ZLEC) pour les pays de la CEDEAO devraient se traduire par un accroissement du volume des échanges et une amélioration du niveau de vie des populations. Les deux auteurs précisent toutefois que la région devrait supprimer certains obstacles au commerce afin de saisir pleinement ces avantages liés à la mise en place de la ZLEC.

Uduak Akpan revient sur l’impact de l’amélioration de la qualité de l’infrastructure routière régionale sur le développement des opportunités d’affaires.

La suppression des obstacles domestiques aurait aussi un impact sur la compétitivité des produits africains, nous renseigne le texte d’Antoine Coste. Donnant l’exemple du Nigéria, le texte montre que l’accroissement de la productivité et de la qualité, la réduction des coûts de transport et de commercialisation amélioreraient la compétitivité plus efficacement que la politique restrictive appliquée actuellement au Nigéria.

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27 Février 2015
La persistance d’obstacles domestiques aux échanges réduit sensiblement la compétitivité des produits nigérians face aux importations. Combinée à des actions pour accroître la productivité et la qualité, la réduction des coûts de transport et de commercialisation améliorerait cette compétitivité plus efficacement que la politique restrictive appliquée actuellement.
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