Trade Winds – Africa, la plus grande mission commerciale en Afrique jamais organisée par les États-Unis

22 Septembre 2015

La semaine passée, plus de 100 entreprises américaines ont pris part à la plus grande mission commerciale en Afrique jamais organisée par le gouvernement américain, intitulée Trade Winds - Africa. Comme son nom l’indique, la mission s’inscrit dans le cadre du programme Trade Winds du département du commerce américain, qui entre dans sa huitième année. Ce dernier n’avait encore jamais offert à des représentants du secteur privé l’opportunité de se rendre en Afrique pour discuter avec de potentiels partenaires commerciaux et créer de nouveaux réseaux d’affaires. Les missions des sept années précédentes s’étaient rendues en Turquie (2008), en Pologne (2009), au Brésil (2010), au Mexique (2011), à Singapour (2012), en Corée du Sud (2013) et en Colombie (2014).

La mission a donné lieu à de nombreuses rencontres d’affaires entre entreprises, tout en donnant l’opportunité aux entreprises américaines d’interagir directement avec les délégués commerciaux des ambassades étatsuniennes. Durant sept jours, elle a permis aux représentants du secteur privé de se rendre dans huit pays africains comptant parmi les économies les plus dynamiques du continent, avec des étapes prévues en Éthiopie, en Tanzanie, au Mozambique, en Angola, au Ghana, en Afrique du Sud, au Nigéria et au Kenya. Cette mission a également vu le déroulement d’une conférence, tenue à Johannesburg du 15 au 18 septembre.

« L’Afrique est à l’aube d’une émergence économique qui façonnera l’environnement mondial des affaires pour les années à venir », a déclaré Marcus Jadotte, secrétaire adjoint au commerce chargé de l’industrie et l’analyse. Cette mission intervient dans le contexte d’un intérêt grandissant, du côté de Washington, à développer des liens commerciaux plus denses et plus profondes avec le continent africain. Elle répond, selon Marcus Jadotte, à « une directive claire du Président Obama pour le renforcement de la relation commerciale entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne ».

Malgré le récent renouvellement pour dix ans de l’AGOA, un régime de préférences unilatérales octroyé par les États-Unis à de nombreux États d’Afrique subsaharienne, nombreux sont ceux qui appelle au développement d’une relation économique plus réciproque avec les économies africaines (voir, Passerelles, 1er septembre 2015). Pour Stefan Sellig, sous-secrétaire américain au commerce international, les liens économiques entre Washington et le continent africain sont d’ailleurs déjà en pleine évolution : « la relation entre les États-Unis et les pays africains est davantage mutuellement bénéfique, prospère et conséquente qu’elle ne l’a jamais été. Et la trajectoire pointe clairement vers le haut », a-t-il récemment déclaré dans un article.

Néanmoins, à l’heure actuelle, le volume commercial entre les États-Unis et l’Afrique reste somme toute relativement modeste en comparaison internationale. « Aujourd’hui, le volume total des échanges avec tous les pays du continent africain correspond plus ou moins au volume de notre commerce avec le Brésil », a ajouté Sellig. Le potentiel encore inexploité est donc énorme. « En approfondissant notre engagement commercial en Afrique, nous pouvons générer davantage de croissance et de prospérité pour les Africains et les Américains », a-t-il ajouté. 


Rapport ICTSD.

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